5ème période de cours 2ème partie « premiers pas dans un salon pro »

Nous sommes fin janvier début février, il fait froid, la neige s’annonce dans quelques jours. Pour les cours toujours pareil, certains râles, d’autres se laissent porter par la vague (de froid). Personnellement je prends les jours comme ils viennent, du moins j’essaye car c’est très difficile pour moi de lâcher prise et de me laisser guider. Pourquoi ? Et bien ce n’est pas toujours évident lorsque vous êtes une ancienne gestionnaire. Pour explications, ce métier consiste à gérer, planifier, organiser et réunir toutes les informations commerciales, techniques, logistiques et de planification afin qu’un produit arrive à date et conforme à la demande du client. Je ne vous donnerai pas les quantités de références à gérer, ni le nombre de fournisseurs avec lesquels j’ai interagit par saison (6 mois dans le pap), mais croyez-moi, cela fait un sacré paquet à traiter pour ma petite tête de blonde. Il y a des contraintes et pas des moindre, des aléas sur lesquels il faut rebondir (défaut de fabrication, étiquetage, problèmes de documents, retards etc…) et pas en une semaine ou un mois, mais en 48h maximum il faut trouver le compromis juste pour tout le monde. Reconnaître ses erreurs, et faire accepter les erreurs des autres et tout cela en douceur. Heureusement et c’est mon côté « 2ème » personnalité, qui m’y aide beaucoup, mon père disait il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions. Quand on connaît la bestiole, il fallait souvent savoir s’adapter et rapidement. Le plus beau compliment que j’ai reçu d’un fournisseur quand je suis partie, a été « Béa, c’est une main de fer dans un gant de velours ». J’ai perdu le gant ces dernier temps, et j’aimerai vraiment pouvoir le remettre, d’ailleurs si vous le trouvez…

Bref tout ça pour vous expliquer que nous sommes la veille du Salon des Vins de Loire à Angers. Comme je fais mon stage chez un vigneron, j’ai une dérogation pour ce jour particulier où je vais entrer dans le monde des professionnels et interagir avec eux. Pour être franche, je me fais « littéralement » dessus. Eux connaissent le métier, pas moi. Eux ont l’habitude de parler technicité et vinification, pas moi. En clair je me sens toute petite fasse à des habitués, des gens qui maîtrisent leur sujets, et toujours pas moi. Et comme souvent dans ces cas-là, je revêts mon masque de blonde austère (oui on me l’a dit)  tout simplement pour me protéger.

Tout compte fait, passé quelques heures, cela se passe bien, je suis toujours en observatrice, j’échange avec des importateurs qui ne me laisse aucune chance puisque ils parlent français, mais me poussent à dialoguer en anglais (les coquins !). Je fais des erreurs mais après mon débriefe intérieur je sais que je ne les referai plus et que j’en ferai d’autres que j’analyserai par la suite également. Le soir se présente et nous apprenons que le bus qui devait nous amener le lendemain sur Angers en sortie sur le salon, est annulé à cause de la neige. Qu’à cela ne tienne, 17h55 mon train part dans 35 minutes pour rentrer chez moi, si je réfléchi, je n’ai pas encore fait le tour du salon, j’improvise (2ème effet Kiss cool) je trouve un hôtel à l’autre bout de la ville car les autres sont complets et reste sur place pour la nuit. Le lendemain pareil, personne pour passer me chercher. Je n’ai pas non plus envie d’être une contrainte à mon maître de stage alors que je devrais être au Lycée. Je ne veux être un boulet pour qui que ce soit d’ailleurs, alors je me débrouille et j’improvise. Je passe au-dessus de mon « austérité » et j’aborde un Lillois pour lui demander si il va sur le salon. Coup de bol, il y monte et me dépose pour que je puisse profiter de cette journée en découverte solo ou duo par moment. Moi j’appelle cela Action/Réaction. Et cela paye toujours. Heureusement pour mon retour sur Amboise, je trouve un duo-trio de cavistes assez sympas qui accepte de m’embarquer dans leur Amical’mobile. Encore merci Batman et Robin ainsi qu’Alfred bien-sûr ! 

Le reste de la semaine se passe bien, une belle visite sous la Neige, merci Maître Feng-Chig, et 12h d’export avec un Breton, je ne vous le cache pas, c’est ma matière préférée et l’intervenant était vraiment professionnel. La reprise en entreprise se rapproche, mais avant nous avons le droit à de nouvelles sorties, de nouveaux cours sur les régions viticoles, et 2/3 cours qui ne m’emballent pas. Cela n’a rien à voir avec les matières, mais les personnes en face. Un pour laquelle on a l’impression d’être dans un amphi pour un cours façon faculté de médecine afin de disséquer une étiquette de vin. L’autre c’est un concours de poids de matière grise où vous avez l’impression de n’êtes que des sous étudiants de pôle emploi (pour ne pas dire autre chose) qui n’ont rien compris fasse à son bac + 24. Huhuhu… Pardonnez du peu cher Môôôssieur! Je ne peux pas en dire plus, je serai un peu trop moi et je n’ai pas retrouvé mon gant…

Bref, nous sommes le 16 février, et la reprise en stage est pour le lundi suivant. Ce n’est plus mon moral qui baisse, mais plutôt la fatigue qui commence à se faire sentir.

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