5ème période de stage « la cour des grands »

19 février, je redémarre pour 3 semaines d’entreprise. Il fait froid, il fait gris, j’ai la goutte au nez, la fatigue continue à prendre de la place. Malgré cela, j’attaque la semaine plus ou moins sereine car je commence à me rendre compte que ce n’est pas si mal le monde du vin. J’apprends des choses, j’en comprends d’autres. Et puis j’ai l’idée un peu folle de faire un blog. Oui je sais, rien d’extraordinaire, rien de technique ni d’utile dans le monde du vin, mais pourquoi pas après tout. J’ai l’aval de mon patron pour parler du domaine et j’ai l’aval d’une de mes nombreuses voix dans ma tête pour concrétiser. Et puis mon logo pour becom est fait, alors autant l’exploiter.

Bref cette première semaine est dédiée à de la prospection téléphonique pour obtenir des rendez-vous et voler en solo. C’est-à-dire me présenter à un professionnel toute seule avec une sélection de vins du domaine correspondants plus au moins au client et laisser fonctionner mon petit cerveau pour essayer de faire passer mes premières commandes. J’en obtiens quelques-uns, des rendez-vous je veux dire. Non parce que des commandes, c’est autre chose.

1er rendez-vous décroché. Je suis parée et motivée, j’ai chaussé mes petits talons, dégainé le mascara, en clair, je me suis transformée. Non je ne suis toujours pas un mec, mais quand on porte des Dr Martens et que le minimum syndical du maquillage c’est du fond de teint pour masquer les cernes, mettre des talons c’est déjà un exploit en soit. Donc ce premier rendez-vous est sur Amboise, j’ai mon petit matériel et je suis fière d’arriver au moins jusqu’à la porte. Porte que je vais trouver close pendant une demie heure et sans que le gentil propriétaire qui m’a posé un lapereau de Gascogne ne daigne répondre à mes appels. J’ai envie de hurler C***** !!!! Mais comme suis polie, je m’abstiens. Je rentre donc au Domaine bredouille ou plutôt brecouille comme on dit dans le Bouchonnois. Xavier me rassure en me disant que ça arrive, mais prenant toujours tout à cœur, je le prends pour moi, j’ai échoué :-( … soupir…

2ème rendez-vous la même semaine. Il neige ce jour-là, super ! Je dois monter à Blois. J’ai remis mon costume de commerciale bancale, et j’ai rendez-vous avec quelqu’un que je connais. Bon cela ne m’aide pas avant car ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre une sommelière sur son lieu de travail. J’avoue, j’ai les mains moites, je me fais toujours (littéralement) dessus, j’angoisse mais je prends sur moi. Le rendez-vous se passe bien, et avec du recul je tiens à la remercier. Heureusement qu’elle a été mon premier client officiel, cela m’a permis de passer outre le stress  et de me dire que je pouvais y arriver fasse à des professionnels. Donc pour ça somel’girl ou plutôt « Stinguette » comme j’ai envie de te surnommer, merci de m’avoir reçu dans l’antre du poisson cru. 

Du coup le dé-bridage est fait, j’ai pris confiance, je peux le faire ! Oui j’y crois, certes je ne vendrai pas un steak à un Végan, mais je peux vendre du vin à des professionnels. C’est dans cet état esprit que je me rends à mon 3ème rendez-vous la semaine suivant. Certes il n’y a pas eu de commandes au final, mais l’entretien s’est bien passé et j’ai commencé à prendre mes marques. Je suis contente de moi.

Le Blog a démarré, les 3 semaines se terminent bien, il va être temps de reprendre les cours pour un mois, mais je fatigue de plus en plus …

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